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Je passerai ici sous silence les inconvénients du mélange
des genres, par simple pudeur. Mais il faut quand même raconter
un épisode particulièrement rigolo… On est
au studio Tex Avril (Soft-ADS)
en plein enregistrement de la musique de Cuisine Américaine,
quand se profile la soirée des 7 d’Or. Apothéose
du mauvais goût étalé devant des
millions d’apathiques soupçonneux, qui finiront tout
de même par croire que la vie d’artiste,
ça ressemble à cette guimauve pailletée consensuelle
! Quelques jours auparavant,
on avait accueilli avec de grands éclats de rire l’annonce
de notre “nomination”
(enfin, quand je dis “on”…) pour la musique
d’Inca de Oro (c’était donc feu Bilondiey).
Comme par hasard, JP est revenu faire quelques guitares le soir
du machin.
Drôle de coïncidence, tout de même. Au moment
de l’annonce du résultat, Cyrille Taillandier,
qui assistait Philippe, arrive en courrant : “c’est
maintenant !”.
On y va donc, et devant nos yeux ébahis : “meilleure
musique Bi…lon…diey”.
Et voilà qu’il mettent plein écran une photo
(qu’on avait transmise à une
punaise hystérique qui nous avait auparavant harcelés)
prise dans la rivière,
au Triolet ! Seydou Guèye et Marie-Françoise Balavoine,
avec qui
on collaborait pour la promotion de Janeer, s’étaient
rendus sur place
(si, si, il faut qu’il y ait quelqu’un… bon
d’accord).
Ils prirent l’objet et remercièrent.
On l’aura compris, c’était pour moi une annonce
anecdotique et
particulièrement picaresque. Je savais profondément
qu’avec le genre
de musique qu’on faisait, non seulement ça ne nous
aiderait pas,
mais ça pourrait même être un handicap (allez
parler des 7 d’Or
aux vrais musiciens et à tous ceux qui travaillent de façon…
digne).
Marie-Françoise et Seydou vinrent au studio pour boire
le champ',
ils nous racontèrent comment ils s’étaient
sentis mal à l’aise au
beau milieu des réjouissances factices qui suivirent la
distribution
des objets (laids et… dangereux car contendants).
On rigola beaucoup.
Mais tous les sourires n’avaient pas la même saveur.
Je commençais seulement à le percevoir… |