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Dou Matar Guèye

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À peine revenus du Chili, on termine l’album.
On enregistre chez Joël, dans son étonnant local de Gare-Au-Théâtre,
au beau milieu de ses imposantes percussions. Merci Jojo !
Merci Didier Lizé aussi, qui viendra donner un coup de main pour mixer
au Triolet (mais avec des moyens trop limités, je m’en apercevrai par la suite).
Été 97, l’album est prêt (crois-je). On a aussi monté le clip de The Mission (merci Émilie Grandperret).
On décide d’attaquer tout en même temps : les maisons de disques (santa maria !), les radios, les télés,
les concerts. Ben voyons…
Pour faire bref : on va perdre beaucoup de temps. Heureusement, on va quand même faire 2 concerts.
Gare-au-Théâtre ! Un lieu magnifique, on s’y installe plusieurs semaines pour répéter.
On organise tout nous-même (!). Merci à Mustapha Aouar qui a tout rendu possible. Mais à l’époque,
le lieu est vide et nu. Et une fois de plus, je n’ai que mon petit budget. La tirelire va de nouveau
être brisée. Il faut tout trouver. Tout le monde va s’y mettre.

Ingrédients de la recette :
Les musiciens : outre le trio de base, Alain Verderosa, Cathy Renoir, Marie-Line Marolany
(avec une jambe dans le plâtre) et Sylvia Laubé. Merci.
La sono : merci Philippe Avril (il entre en scène, je lui ai fait écouter l’album pendant l’été…).
Et les ingénieurs du son : merci Philippe et Didier qui collaboreront.
La lumière : Lisa Boulou, qui créa une atmosphère extraordinaire.
La déco : merci à toute l’équipe d’Inca de Oro, à Santiago pour son immense fresque (10x5m!),
à Pelao, Miguel et ceux que j’oublie…
Les images : Grandperret filme (avec sa caméra et… 40° de fièvre), Dou Matar Guèye photographie.
Les invitations : merci Alex Faux, Patrick Aumigny, et tous les autres !
Les flyers : merci Michel Sandrat et Bronx (bureaux ouverts la nuit).
Tout le reste : bouffe (merci Annick), estrades, pédaliers, amenages, ramenages, rameutages,
planning, coups de fil, cassage de tirelire, rendez-vous avec les crétins du “show-bizz”.
Devinez qui ?

Bilan :
dimanche 19 octobre 97, 3 h du matin :

Les 2 concerts se sont déroulés dans une atmosphère
d’attention et de bienveillance rares.
Je crois que c’était beau, très original, et pas complètement abouti
(il aurait fallu en faire d’autres pour que ça groove vraiment).
La moitié des spectateurs étaient des amis (2x300 personnes tout de même).
Nous avions invité de façon insistante pleins de “gens” des maisons de disques
(c’était un peu le but de départ). Aucun n’est venu. Pas de commentaires particuliers.
Il a fallu tout ranger le soir du 2eme concert, la salle étant utilisée le lendemain par une troupe de théâtre.
Tout le monde a un peu aidé, puis s’est dispersé.
À 3 heures du matin, je suis seul depuis un bon moment.
Je finis de nettoyer. Tout est vide et nu à nouveau.
La grande salle résonne à chaque geste.
La magie fut éphémère. Je ferme à clef les portes du lieu.

Je monte sur ma petite moto. Mission accomplie.
Je suis quand même un peu fatigué.
Et j’ai comme un pressentiment…
Bilondiey ne fera jamais d’autres concerts.
Pour un temps, il deviendra Janeer.
Mais c’est déjà une autre histoire…


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