Une collaboration avec Patrick Dewolf sans Crimes (en série),
ça nous change !
Question style de musique aussi. Qu’on en juge par
le choix d’instrumentation :
viole de gambe (Sylvia Abramowicz, rencontrée pour les
Caprices d’un Fleuve),
sax soprano (Denis Guivarc’h), batterie et percussions(Maxime
Zampieri)
et votre serviteur au piano et à la guitare, avec un
peu de udu et de bendir…
Pourquoi ces instruments ? Voilà une question à
laquelle il est toujours difficile,
voire impossible de répondre. La seule réponse
honnête serait de dire qu’à un moment donné,
on a « entendu » ces instruments. Les
explications de type conceptuel, toujours intellectualisantes,
sont un peu une escroquerie, mais ça fait souvent meilleur
effet paraît-il ! Essayons pour voir : je pourrais
par exemple dire que la rencontre d’instruments inhabituellement
associés crée un climat unique pour un film qui
est lui-même atypique. Ou que le mystère et l’envoûtement
recherchés requerrait des instruments capables de jouer
quasiment sans vibrato, effet trop vulgaire en l’occurrence.
Que la viole y fait référence à l’intemporalité
des intrigues amoureuses. Que sa rencontre avec un sax, soprano
qui plus est ( on ne vit qu’une fois !), est une
métaphore musicale des pulsions entre deux femmes de
générations différentes. Que les percussions
aiguillonnent l’ensemble. Et que le piano… eh ben
c’est beau comme instrument, et en plus c’est moi
qui en joue, alors quand même je vais pas rester à
regarder les autres jouer non ?
En fait, quand on travaille en confiance sur un film remarquablement
mis en scène, tout ça coule de source.
Merci Patrick (Dewolf) !