A Paris, l'Unité de Liaison antiterroriste charge les R.G. d'enquêter sur cette information imprécise mais angoissante.
NOM DE CODE DP raconte comment une femme officier des R.G., NATHALIE, tente d'infiltrer un réseau terroriste islamiste de Dunkerque dans le but d'en savoir plus sur l'attentat qui probablement se prépare. Pour cela, NATHALIE fait sortir de prison LÉON, un beur braqueur de banques, et en quelques semaines le forme pour qu'il soit crédible en islamiste radical susceptible d'être recruté par des terroristes.
Le film progresse sur trois points de vue : celui de NATHALIE, confrontée aux ruses de BILAL, à son désir pour LÉON, aux doutes de sa hiérarchie et aux ambivalences des politiques français, prêts à tous les retournements pour éviter un attentat ; celui de LÉON, la taupe qui s'enfonce lentement mais sûrement dans un réseau terroriste, qui risque la mort à chaque seconde et devra peut-être, à un moment ou à un autre, devenir un assassin ; et celui de BILAL, organisateur intelligent et retors, militant politique défendant ce qu'il croit être la cause des humbles, chef de réseau confronté en permanence au manque d'argent, aux traques de la police, aux infiltrations des services de renseignement étrangers et à l'ambivalence de ses commanditaires, des officiers de renseignement pakistanais extrémistes.
Entre Karachi, Bruxelles et Paris, avec un point de vue à la fois très documenté et extrêmement nuancé, c'est toute la problématique liée au terrorisme et aux réponses que les démocraties peuvent — ou ne peuvent pas — donner qui se déroule au travers d'une intrigue qui tient en haleine jusqu'au bout : comment peut-on empêcher un attentat ? Jusqu'où peut-on manipuler les êtres pour arriver à ses fins ? Peut-on négocier avec les commanditaires des terroristes sans abîmer nos démocraties ? Et comment vivre en paix avec la certitude que quelque part, quoi qu'il arrive, un autre attentat tranquillement se prépare ?
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