Marion m’a appelé 6 mois avant de tourner. Elle cherchait un compositeur pour Chamelle (c’était le nom du film à l’époque) depuis des mois, puis a écouté la musique des Caprices d’un Fleuve, qu’elle a trouvée dans une mediathèque de Bruxelles, puis y a cherché tout ce qu’elle pouvait trouver de mes musiques. Tout cela avant de m’appeler.
J’ai lu le scenario dans les jours qui ont suivi. J’ai tout de suite voulu participer à l’aventure. Au téléphone, le courant est tout de suite passé. Je sentais de l’envie, de la clarté, mais aussi beaucoup d’ouverture. Le tout sur un ton enthousiaste et très posé. Profondeur est le mot que je retiendrais et, à l’heure où j’écris ces lignes, je continue à le trouver particulièrement approprié. Sur tous les plans, la clarté règnait d’emblée, y compris sur le plan budgétaire. Malgré une économie loin d’être pharaonique, nous avons très vite trouvé un terrain d’entente original. La confiance était déjà là, alors que nous n’avions encore pas travaillé ensemble.