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Walther Vanden Ende - Image

Directeur de la photographie né à Bruges en 1947.
Marion Hänsel a toujours, dès ses débuts, travaillé avec lui ou désiré le faire. Parfois des dates de tournage arrêtées et des engagements professionnels déjà pris ont empêché leur collaboration.
Il lui a enseigné à la fois la rigueur et la prise de risque. Les préparations méticuleuses aussi. Pour « Si le vent …. », il y avait des difficultés précises qui ont demandé beaucoup d’essais et des dizaines de tests différents. Comment, par exemple éclairer des peaux noir-ébène aussi bien de jour que de nuit ? Mêmes les nuages se reflètent sur le front et, quand la lumière n’est pas bonne, les yeux n’existent plus, deviennent des trous sombres. Walther Vanden Ende a choisi une pellicule Fuji extrêmement sensible, après avoir fait au fond des bois en Belgique des essais avec des figurants africains. Et aussi éclairer les scènes de nuit en donnant l’impression qu’il y a seulement la lueur d’un petit brasero alors qu’il faut mettre en place des arcs et les dissimuler ? Il fallait également être attentif aux différences de taille. Issaka Sawadogo est très grand et doit être dans le même plan qu’une enfant et un chameau haut sur pattes. Comment cadrer pour ne pas être sous les narines de chamelle ? Cela a nécessité des travellings en hauteur et non au sol et des constructions lourdes imaginées par l’équipe caméra. Ces contraintes ont amené le choix du format 1/85 et l’élimination du scope.

Filmographie sélective
De 1975 à 1989
« Le Lit » Marion Hänsel, « Babel opéra » André Delvaux, « Dust » Marion Hänsel, « Falsch » les frères Dardenne , « Noce en Galilée » Michel Khleifi, « Les Noces barbares » Marion Hänsel.

De 1990 à 2006
« Toto le héros » Jaco Van Dormael , caméra d’or à Cannes en 1991, »Daens » Stijn Coninx, « Le Joueur de violon » Charlie van Damme, « Farinelli » Gérard Corbiau, « Le Huitième jour » Jaco van Dormael, « La Maison du canal »’Alain Berliner, « 25° en hiver » Stephane Vuillet, « Joyeux Noël » Christian Carion 

Thierry Leproust - Décors

Décorateur au curriculum impressionnant, Thierry Leproust travaille avec Marion Hänsel depuis  1991 « Sur la terre comme au ciel » où il a recréé les lieux principaux, imaginant des fausses perspectives sur les toits de la ville, reconstituant des studios de télé et des salles de rédaction plus vrais que les vrais, évitant ainsi  les recherches et les autorisations. Depuis il a suivi Marion dans ses autres réalisations « Li », « The Quarry »  et maintenant « Si le vent soulève les sables ». Pour ce film, après s’être imprégné des paysages et des constructions africaines, il a imaginé le village que Rhane et les siens doivent quitter. Il n’existait pas et il a fait un vrai/faux village à la fois parfaitement reconnaissable et d’autre part dégagé de la reconstitution ethnologique méticuleuse. Il a mélangé la forme des cases qui change d’une ethnie à l’autre, mêlant les baraques à toit de tôle, les huttes rondes ou rectangulaires, mettant en place une Afrique dont tous les éléments sont connus et qui pourtant dépasse les traditions locales. On lui doit aussi le puit dans la palmeraie et un abri de béton surgit des rocs et des pierrailles.
Depuis « Le Paltoquet » (1986) il a aussi participé à tous les films de Michel Deville.

Pour l’opéra : il a suivi les mises en scène de  Christian Gagneron  à Nancy, Caen, Innsbruck, Strasbourg, Metz, Nantes , à la Fenice de Venise, au théâtre Sao Carlos de Lisbonne etc..dont « DonGiovanni »  et « Cosi fan tutte » de Mozart, »Orféo » de Monteverdi, « Carmen » de Bizet jusquà sa dernière création « Riders to the sea » en 2206 pour l’opéra de Reims.

Au théâtre, il a travaillé avec Roger Planchon . On peut citer, entre autres « Le Radeau de la méduse » au TNP Villeurbanne, « La Dame de chez Maxim » à l’opéra comique , « L’Avare » à Berlin et, avec  Jacques Rosner ,« Le Mariage » de Gombrowicz à la Comédie française et « Ivanov » de Tchékov en 2002 au Théâtre 14 à Paris.

Ballet et chorégraphie : il a accompagné les créations d’Angelin Preljocaj. Parmi elles: « Amer America » au théâtre de la ville, « L’Oiseau de feu » à Munich , « Casanova », et « Médée » en 2004 à l’opéra Garnier.Il a aussi travaillé avec les chorégraphes Blanca Li, Nadine Hernu, Patrick Salliot.

Henri Morelle - Son

Chef opérateur son, Henri Morelle, fait partie de la « famille » de Man’s films.
Né en 1944, il a fait ses études à l’INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle) où, plus tard, il est revenu donner des cours.
Cette fidélité à la Belgique et à son cinéma l’a fait travailler avec quelques réalisateurs importants : André Delvaux ( « Femme entre chien et loup », » Benvenuta » , « l’Oeuvre au noir »), Jean-Jacques Andrien (« Le grand paysage d’Alexis Droeven », « Australia »), Stijn Coninx (« Daens »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna », « Toute une nuit »), Michel Khleifi (« Le Conte des trois diamants’ ), Gérard Corbiau (« Le Roi danse »). Plus récemment il a signé le son de « No Man’s Land » de Danis Tanovic , film récompensé par l’Oscar 2002 du meilleur film étranger et de « L’ Enfant endormi » de Yasmine Kassari.
En France et à l’étranger, la liste à la quelle il a collaboré est longue et prestigieuse. Il y a, entre beaucoup d’autres, Jean-Luc Godard avec « Nouvelle vague », Agnès Varda et « L’Unechante, l’autre pas », « Les Mille et une nuits », « Mélo » d’Alain Resnais, « Les Amants du pont neuf » de Léo Carax, « Genesis » de Mrinal Sen…sans oublier Coluche, Philippe de Broca, Julie Bertucelli…
Depuis « Le Lit   » (1982) son premier long-métrage, Marion Hänsel a toujours fait appel à lui. Il a été l’opérateur-son des huit films de longs métrages qu’elle a réalisés.
« Si le vent soulève les sables » porte bien son titre. Un vent constant soufflait et rendait très difficile le travail d’Henri Morelle. Dans ces étendues désertiques, rien ne venait lui faire barrage, et il devait inventer et ruser à grand renfort de « bonnettes » et autres accessoires pour essayer de maîtriser le bruit de fond. Pour les scènes dialoguées, il a fallu faire une bonne quantité de sons seuls. Le même problème et la même gêne étaient occasionnés par le groupe électrogène. Pour que le bruit de son fonctionnement ne soit pas présent, il fallait l’éloigner le plus possible. De quoi « s’arracher les cheveux », raconte Marion Hänsel.

Michèle Hubinon – Montage

Née à Liège en 1954, Michèle Hubinon s’est d’abord orientée vers l’ethnologie et obtenu une licence dans cette discipline à l’Université Libre de Bruxelles avant d’entreprendre des études de montage à l’INSAS (Institut national des arts du spectacle).
Elle a suivi la carrière classique, occupant d’abord la fonction d’assistante , travaillant déjà avec Marion Hänsel sur « Il maestro », « Sur la terre comme au ciel » et « Between the Devil and the Deep Blue Sea ».
Elle a d’abord accompagné les films des cinéastes de sa génération sortant de l’école comme Anne Levy-Morelle et Jean-Luc Goossens et ensuite avec beaucoup de générosité et d’intuition suivi quelques courts-métrages de Claudio Pazienza ou de personnalités confirmées comme Henri Colpi ou Roland Lethem dans leur désir de faire de nouveau un film.
Elle est beaucoup intervenu dans le « doc belge », secteur très vivant et reconnu, faisant le montage son de « A fleur de terre » (1990) et « Donka » (1996) de Thierry Michel, montant des premiers films « Déesses de néon » (1996) de Li Kwai, « L’Occupation des sols » (2002) de Marie-Françoise Plissart, « De sable  et de ciment » (2003) de Jorge Léon, « Harimano » (2004) de Aya Tanaka pour n’en citer que quelques uns dans une longue liste.
Elle a signé le montage de longs-métrages où l’on retrouve les noms de cinéastes qu’elle suit et dont elle se sent proche : « Sottovoce » (1993) et « Tableau avec chutes » (1996) de Claudio Pazienza, « The Quarry » (1998) et « Nuages » (2001) de Marion Hänsel ainsi que « Wild Blue » (2000) de Thierry Knauff et « Science Fiction » (2002) de Dany Deprez.

2006 -
Réalisé Marion Hänsel
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Adapté du roman de Marc Durin-Valois
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Produit par Man's Films & ASAP Films
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