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a/ Ceux qui ont peur : la musique va changer la perception du film (en réalité, c’est souhaitable, bien entendu). Mais le compositeur doit trouver la solution miracle, car il faut absolument mettre de la musique. Après tout c’est lui le spécialiste. « Attendons de voir ce qu’il nous propose ». Aucun travail préalable de recherche du style de la musique, de la façon dont il faudra l’utiliser. Rien. Comme s’il n’y avait qu’une sorte de musique de film. En général, vous ne comprendrez pas vraiment comment vous avez été choisi.
Le métro de retard ne se rattrapera pas. Vous aurez beau prévenir, avertir, demander, envoyer vos plannings d’enregistrements, expliquer votre façon de travailler… rien n’y fera. Vous n’aurez aucune réaction utilisable, à part des « c’est pas mal », « il faut voir », « on est débordés par le montage », « la chaine n’a pas aimé » (les maquettes que vous aurez envoyées, et que l’on aura tartinées sans vous le dire sur le film sans aucun discernement). L’avis personnel du metteur en scène restera pour vous une énigme.
Les dates d’enregistrements approchant, vous vous attelerez au travail : grilles, partitions symphoniques, choix et rv avec les musiciens, plannings de studio, travail avec l’ingénieur du du son sur le type de son que l’on brigue. Bref le travail normal quoi. Bien entendu, personne ne viendra aux séances. Sinon ce serait trop simple. Car ça éviterait que, réveillé par l’imminence du mixage du film, on vous demande soudain de nouveaux thèmes alors que vous êtes en train d’enregistrer ceux que vous aviez préparés. C’est un peu comme changer de scenario pendant qu’on tourne.
Les corollaires sont incontournables : pas de convivialité (!), tensions, incompréhensions des tiers, stress, gaspillages,.voire… aboiements ! À l’arrivée, une musique pas au top (!). Et qui de surcroît sera mal utilisée. Il y a une logique.
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