J’ai longtemps considéré
la poule comme l’emblème du comportement indécis.
Et peureux à la fois.
Regardez une poule qui veut traverser une route (la plupart
n’auront il est vrai jamais cette chance).
Elle sait que c’est dangereux et hésite donc à
l’orée du bitume.
Elle hésite tant et tant qu’elle ne prendra sa
décision qu’au moment de l’arrivée
de la voiture
(il s’agit donc d’une route de campagne).
Résultat : panique et plumes dans le pare-choc (dans
le meilleur des cas).
Ah, au fait, je laisse chacun imaginer ce que peut bien venir
faire une telle “parabole” en un tel lieu…
En revanche, je me suis souvent dit depuis que cet animal dont
je me moquais si souvent
est tout de même un de ceux qui nourrissent (sans son
consentement il est vrai) la planète des hommes.
En pondant ou en passant à la casserole des plus ingrats
(qui sont aussi les plus nombreux).
Je préfère maintenant très nettement la
compagnie des vraies poules (vivantes, merci pour elles)
que celle de ceux ou celles qui m’inspirèrent jadis
la métaphore. Il n’y a pas photo.
Comme quoi il y a toujours moyen de s’améliorer
dans la vie…