"
J'ai cherché pour ce voyage un compagnon, un complice amoureux
du Siècle des Lumières,
de l'Afrique multiple et vièrge. J'avais imaginé
mon clavecin au bord du fleuve,
le théorbe marié à la cora, la voix du contre-ténor
enveloppé du chant des femmes et
des plaintes des esclaves étouffées par le ressac.
René-Marc a précédé l'aventure, écrivant
ce que je rêvais d'entendre
La musique est ainsi qu'elle nous lie."
Bernard Giraudeau
" À la rencontre de Bernard Giraudeau et à
la lecture du scénario, je sus immédiatement
qu'il me fallait composer cette musique, tant je me sentais concerné
par l'histoire du film.
La musique y était déjà mise en scène,
et j'y vis une occasion assez rare d'élaborer
un véritable métissage musical. Les principaux thèmes
furent conçus avant le tournage,
lors des repérages, de nos recherches patientes, de nos
rencontres et réflexions.
Des instruments baroques, des instruments symphoniques et des
instruments africains :
voilà les ingrédients.
Pour ce qui est de la recette, elle ne relève d'aucun mimétisme
ni d'aucun calcul,
ce n'est qu'affaire de sensibilité et d'aboutissement d'une
relation artistique.
Peu importe qui chante quoi, qui joue de quoi, quelle est la couleur
ou le milieu musical
habituel de ceux et celles que l'on choisit. Seuls comptenet le
talent et la richesse intérieure
de chacun. C'est modestement, ma contribution personnelle au propos
du film."
René-Marc Bini